Ce musicien fort talentueux d’à peine 21 ans vient de remporter le premier prix ainsi que le prix du public du plus jeune finaliste du prestigieux concours international Alessandro Casagrande en Italie. Et ce qui est exceptionnel, c’est qu’à part le premier prix, il a également été lauréat de trois prix spéciaux, ce qui est une première absolue dans l’histoire du concours.
L’un des membres du jury de ce grand concours dont c’était la 33e édition, ne tarit pas d’éloges sur le jeune Nicolas. « Retenez ce nom », dit-il, vous allez en entendre parler ! Et il poursuit : « Ce jeune homme discret, presque timide est, une fois au piano, possédé par la musique et en quête d’un absolu de Beauté. Il prend tous les risques et vous entraîne dans son monde dès qu’il pose les mains sur le clavier ».
Le programme extrêmement exigeant de ce concours comprenait des œuvres de Bach, Scriabine, Rachmaninov, Fauré, Ravel, Beethoven entre autres, et en finale le Concerto de Schumann.
Né à Genève de père libanais et de mère d’origine chinoise élevée en Italie, Nicolas Salloum grandit dans une atmosphère très stimulante de dialogue de cultures. Sa mère vient d’une famille de musiciens et elle souhaite transmettre à son fils l’éducation musicale qu’elle a elle-même reçue. Le jeune Nicolas entre au Conservatoire de Genève à l’âge de huit ans et, chose exceptionnelle, intègre la Haute école de musique de Genève à l’âge de treize ans. Il poursuit actuellement son cursus à la New York University, en première année de doctorat de musique.
Quand on lui demande quel est son répertoire de prédilection, Nicolas Salloum répond qu’il joue de la musique baroque jusqu’à celle de nos jours mais qu’il a quand même un sérieux penchant pour la musique romantique.
En ce qui concerne ses projets, Nicolas affirme vouloir apprendre le plus de répertoire possible et qu’à la suite de sa victoire au concours Alessandro Casagrande, il a reçu des invitations pour une série de concerts en Italie, Suisse, Etats-Unis, France et (espère-t-il) au Liban, pays auquel il se sent appartenir très profondément et où il avait fait une brève apparition au Festival de Beit Eddine en 2019 aux côtés de Gabriel Yared.
A la question de savoir s’il a abordé la musique savante libanaise, Nicolas Salloum répond qu’il n’en a pas une grande expérience, mais que ce serait pour lui une belle façon de porter le Liban à travers le monde.


