Rania Awada, pianiste franco-libanaise et compositrice de musique classique, répond à l’Agenda Culturel et présente son prochain récital Plénitude, de piano et airs lyriques, qui se tiendra le dimanche 8 février 2026, au 56 boulevard des Invalides, à Paris.
Pouvez-vous nous parler de ce nouveau projet que vous avez mis en œuvre depuis votre dernier récital de piano tenu à Paris ?
Ce projet me tient beaucoup à cœur puisque je reviens à mon instrument initial, qu’est le piano, ma musique ayant plusieurs fois été jouée en musique de chambre ou par un orchestre symphonique et chœur. J’ai donc demandé à Sylvain Morizet, orchestrateur et arrangeur de musique de films hors pair, d‘adapter les œuvres symphoniques néo-classiques de mon dernier album Plénitude au piano.
Le piano devient orchestre, comme dans la tradition lisztienne du concert poétique.
Comment décrivez-vous vos partitions de piano et envisagez-vous de les éditer ?
Inspirées par les correspondances entre poésie et musique, ces partitions révèlent à la fois un univers intérieur et vibrant.
Oui, elles sont prochainement éditées pour piano solo et sont destinées aux pianistes concertistes qui pourront s’en servir dans le contexte d’une tournée, de festivals et autres.
Seront-elles éditées uniquement dans cette version solo ?
Nous pouvons adapter leur édition à chaque fois et à la demande : piano, piano-voix, piano à quatre mains, piano-violoncelle, etc.
J’envisage même d’éditer, dans un deuxième temps, des partitions avec une écriture plus simple pour tous les amateurs de piano ou étudiants qui souhaitent jouer ma musique.
Vous annoncez un récital de piano et piano-voix, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Lors de ce récital, vous écouterez plusieurs titres au piano solo interprétés par Sylvain Morizet, et deux autres au piano à quatre mains, où il sera accompagné par mon invité, le pianiste Georges Daccache.
Et pour le chant lyrique ?
J’ai fait appel au ténor Kaëlig Boché, qui est l’un des artistes lyriques les plus talentueux de sa génération, pour interpréter trois de mes titres en piano-voix : « Sensation », « L’Homme et la Mer » et « Aimons toujours ! Aimons encore ! », poèmes d’Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire et Victor Hugo.
Le programme que vous proposez semble assez diversifié.
Oui, effectivement, nous préparons un bel événement musical, poétique, mais aussi littéraire : l’écrivain de renom Alain Teulié récitera, avec sa voix envoûtante et en alternance, les textes de grands auteurs de la littérature française dont je me suis inspirée dans mes différentes compositions.
La Salle André Marchal de l’Institut des Jeunes Aveugles (INJA), où vous allez vous produire, est-ce un choix personnel ?
Oui, effectivement, j’ai été éblouie par la beauté du lieu et l’acoustique magnifique de cette salle de concert. Le piano à queue Bösendorfer est exceptionnel, et les tuyaux d’orgue sont impressionnants !
Comment définissez-vous votre binôme dans ce travail pianistique ?
Ma collaboration avec Sylvain Morizet s’impose comme le prolongement naturel d’une amitié fondée sur une même conviction : la musique comme langage du sensible.
Réservation indispensable :
https://www.billetweb.fr/recital-plenitude-de-rania-awada
http://www.raniaawada.com/
https://imusiciandigital.lnk.to/-FO1j
https://www.youtube.com/user/raniaawada

