Avec l’ambassade de Pologne et Beirut Chants-El sistema, 1 week-end musical à Beit Tabaris, de Lena SOREL-Agenda culturel

MUSIQUE musique Lena Sorel 06 octobre 2026 pour l’Agenda culturel

Il y avait comme un air de fête à Beit Tabaris ce week-end-là. Pendant deux jours, cette maison dédiée à la musique et à la transmission a vibré au rythme des violons, accueillant de jeunes musiciens venus de tout le Liban, leurs familles, des membres de l’Ambassade de Pologne ainsi que ceux du Festival Beirut Chants-El Sistema. Un week-end particulièrement riche, placé sous le signe de la jeunesse, de l’excellence musicale et des échanges culturels entre le Liban et la Pologne.

Organisé par l’Ambassade de Pologne, en partenariat avec le Festival Beirut Chants-El Sistema, cet événement constituait une première absolue au Liban : un concours destiné à quinze jeunes violonistes libanais, venus de différentes régions du pays, leur offrant l’occasion de se mesurer, de se perfectionner et surtout de rencontrer un grand musicien venu de Pologne, Szymon Telecki.

Le samedi était consacré à la master class donnée par cet exceptionnel violoniste. Tout au long de la journée, les jeunes participants ont pu bénéficier de ses conseils, de son expérience et de son regard d’artiste. Au-delà du travail purement musical, cette rencontre a été pour eux une véritable ouverture sur un autre univers, une invitation à repousser leurs limites et à envisager leur parcours avec de nouvelles perspectives.

La journée s’est achevée par un concert du professeur, qui a offert un florilège d’œuvres de compositeurs polonais, moment particulièrement attendu qui a permis aux jeunes violonistes et au public de découvrir le talent de cet artiste exceptionnel. Il était accompagné de la pianiste Janna Popkova qui d’ailleurs était là, fidèle au poste et d’une grande compétence pendant toute la durée du week-end.

Le dimanche, place au concours. Les quinze jeunes musiciens ont présenté leur travail devant un jury composé de Szymon Telecki, Mario Rahi et Ramzi Kandalaft, dans une atmosphère à la fois studieuse et chaleureuse. Puis, comme un prolongement naturel de cette journée consacrée à la jeunesse, les lauréats ont donné à leur tour un concert, offrant au public le fruit de leur travail et de leur passion.

Mais au-delà du concours et des récompenses, c’est peut-être l’atmosphère de ce week-end qui restera le plus longtemps dans les mémoires. Pendant deux jours, Beit Tabaris a véritablement grouillé de vie : jeunes musiciens courant d’une salle à l’autre, parents venus les soutenir, échanges entre artistes et pédagogues, représentants de l’Ambassade de Pologne et membres du Festival Beirut Chante El Sistema réunis autour d’un même projet.

Dans le cadre intime et chaleureux de Beit Tabaris, la musique a ainsi créé un espace de rencontre entre les générations, entre les cultures et entre deux pays. La Pologne et le Liban se sont retrouvés autour d’un langage commun, celui de la musique, tandis qu’une nouvelle génération de jeunes instrumentistes libanais a pu bénéficier d’une expérience à la fois exigeante et profondément inspirante.

Quelle grande nation que celle qui donne une telle importance à la musique, à ses compositeurs et à l’éducation musicale de la jeunesse.

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