Durant les premières années de la guerre, alors que Beyrouth tremblait sous les bombes et que le quotidien nous ballotait entre drames et silences inquiétants, la voix de Ziad Rahbani est entrée dans ma vie. J’étais encore enfant, assise près du poste radio, guettant les flashs d’informations pour mesurer la gravité des bombardements pour planifier une éventuelle fuite, toujours un peu plus loin.