Alors qu’elle vient de présenter «Zaki Nassif, chantre du terroir », dernier opus de la collection Figures musicales du Liban (éditions Geuthner) au salon du livre « Étonnants voyageurs » à Saint Malo, Zeina Saleh Kayali répond aux questions de l’Agenda culturel.
La collection Figures Musicales du Liban que vous avez fondée et que vous dirigez aux Éditions Geuthner fête ses dix ans !
Oui! Je l’ai fondée en 2016 et depuis elle compte onze titres. Dix volumes que j’ai écrits moi-même : Béchara El Khoury, Gabriel Yared, Naji Hakim, Zad Moultaka, Wadia Sabra, Toufic El Bacha, Abdel Rahman El Bacha, Georges Baz, Figures musicales au féminin, Zaki Nassif et un volume écrit par Sylviane Moukheiber, Samia Sandri la voix.
Pourquoi Zaki Nassif ?
C’est un artiste tellement fédérateur et bienveillant. Chaque Libanais, toutes tendances confondues, peut se retrouver en lui. Il incarne un Liban rêvé dont la nature est foisonnante et les enfants chantent la beauté de leur pays. Notre patrimoine musical nous unit et Zaki Nassif en est l’absolue incarnation.
Vous avez des contributeurs dans cet ouvrage ?
Oui et pas n’importe lesquels ! Sœur Marana Saad, compositrice, musicologue et fondatrice de l’Institut Philokalia a écrit un chapitre intitulé « Zaki Nassif et les racines syriaques du chant libanais ». Et Dima El Rifai, chargée de mission à la Délégation permanente du Liban auprès de l’Unesco a résumé le propos dans un texte arabe d’une trentaine de pages à la fin de l’ouvrage.
Vous venez de présenter votre ouvrage à Saint Malo dans le cadre du salon littéraire Étonnants voyageurs qui cette année avait mis le Liban à l’honneur. Quand allez-vous le faire au Liban ?
Bientôt et je vous promets que vous serez les premiers informés !